Un jeune Marchiennois a comparu pour tentative de meurtre, ce lundi, devant le tribunal correctionnel de Charleroi. 

En 2012, il avait poignardé son rival amoureux à deux reprises. Le parquet réclame 3 ans avec sursis partiel, là où son avocat plaide la peine de travail. Le 5 décembre 2012, Denis P. avait passé la soirée avec sa mère, son ami Alexandre et sa petite amie Charlotte. Une fois les invités partis, cette dernière lui avait avoué avoir entretenu des relations sexuelles avec ledit Alexandre, ce qui a mis le prévenu en rage. Il lui a d'abord envoyé un SMS précisant qu'il "était un homme mort" avant de lui fixer rendez-vous pour en découdre.

Les deux jeunes se sont retrouvés dans la rue et Denis B., armé d'un couteau, a poignardé son ami à deux reprises, à l'épaule et dans les côtes. Hospitalisée, la victime a rapidement été mise hors de danger.

Ce lundi, Me Mairiaux, conseil de Denis B., a plaidé la requalification de la tentative de meurtre en coups et blessures volontaires. Selon l'avocat, l'intention homicide n'animait pas son client qui avait placé le couteau dans sa poche arrière et qui ne s'est pas jeté immédiatement sur la victime pour la tuer. "Au contraire, c'est son ami qui donne le premier coup auquel il riposte par un coup de boule. C'est à la suite de la deuxième offensive qu'il a sorti son couteau et que les deux protagonistes se sont poursuivis autour des voitures", a plaidé Me Mairiaux, qui sollicite une peine de travail.

Pour le parquet, les menaces envoyées par SMS, la qualité de l'arme et la localisation des coups de couteau fondent l'intention homicide. Vu l'absence d'antécédents du prévenu, la substitute Puissant ne s'est pas opposée à un sursis partiel sur une peine de 3 ans de prison minimum. Jugement le 23 novembre.