Sergey P. avait fait opposition d'un jugement le condamnant à 18 mois de prison. L'homme, poursuivi pour une séquestration, contestait les faits. Ce lundi, il a obtenu un sursis.


Le 11 janvier 2018, le tribunal correctionnel de Charleroi avait condamné Serguey pour détention arbitraire, menaces et port d'armes. Le prévenu contestait avec fermeté avoir séquestré un homme dans un hangar, dans la nuit du 17 au 18 août 2016, à Charleroi. Sergey expliquait avoir simplement donné un coup de main à la victime et à sa famille: « Il se trouvait à la rue avec sa compagne et son beau-fils. Je les ai simplement hébergés chez moi ». Face aux policiers intervenus sur les lieux, la victime expliquait qu'il s'agissait d'une simple discussion. Pourtant, une fois hors de l'emprise du prévenu, l'homme signalait avoir été séquestré durant une heure.

Le ministère public n'avait aucun doute sur la culpabilité du prévenu. Dans le dossier figurait la photo d'une chaise se trouvant dans le hangar. Si le prévenu tentait de justifier la présence de l'objet par une passion des vide-greniers et des brocantes, la chaise se trouvait entourée de sangles et confirmait la version défendue par l'homme séquestré. Le parquet avait requis la confirmation de la peine prononcée dans le jugement auquel Serguey faisait opposition, à savoir 18 mois de prison.

L'avocat de la défense argumentait le fait qu'aucune trace de coup n'avait été constatée sur le plaignant. Selon le conseil de Sergey, un doute existait bien et il devait profiter à son client. Ce lundi, le tribunal correctionnel de Charleroi a reconnu toutes les préventions établies à charge du prévenu et confirme la peine de 18 mois prononcée en janvier 2018. Un sursis simple de 5 ans est malgré tout octroyé à Sergey P.