Ce lundi, François semble enfin avoir pris conscience de ses ennuis judiciaires puisqu’il a mandaté un avocat pour défendre ses intérêts. De l’aveu même du parquet, ce ne sont pas les faits les plus graves. Pourtant, le jeune homme se retrouve devant le tribunal correctionnel de Charleroi.

Et François aurait pu éviter d’être cité à comparaître, s’il avait payé 100 euros dans le cadre d’une transaction pénale. "Mais il n’a jamais donné suite. Il n’a pas saisi cette chance donc il est d’office poursuivi", explique le parquet. Le 12 septembre 2020, la police locale de Châtelet est intervenue sur la place du Déversoir à Châtelet, lieu particulièrement bien connu pour des nuisances sociales et des rassemblements.

Vers 00h45, cinq hommes se trouvent sur place, à boire. Parmi eux, François. Ce dernier est fouillé et les policiers mettent la main sur un couteau à cran d’arrêt dans son portefeuille. D’après François, ce couteau a été acheté quelques heures avant, en vente libre, et il n’a pas eu le temps d’aller le déposer chez lui.

Comme le prévoit le Code pénal en matière d’armes prohibées, la détention de ce type de couteau est interdite. Une peine d’amende de maximum 25.000 euros ou une peine de prison de maximum 5 ans sont possibles. 

Pour ne pas entraver le futur professionnel de François et compte tenu de son casier judiciaire totalement vierge, une peine d’amende avec un sursis partiel est requise par la substitute Dutrifoy. "Comme ça, ça lui permettra de payer le même montant que la transaction pénale." 

Jugement le 26 avril.