Anthony D. contestait s'être montré violent envers trois de ses beaux-enfants. Il écope d'un an de prison avec un sursis probatoire de 5 ans. La mère, également poursuivie, s’en sort avec un acquittement au bénéfice du doute.

Anthony et Anneliese se rencontrent en 2012. Anneliese récemment divorcée après 12 ans de mariage, est déjà mère de 5 enfants. Les deux personnes tombent amoureuses et emménagent rapidement ensemble à Courcelles. Trois autres enfants viennent agrandir la famille recomposée. 

Un jour, les trois garçons d'Anneliese, qui devaient normalement être à l'école, jouaient ensemble dans un terrain vague. L'un des garçons chutait lourdement d'un arbre et se fracturait le tibia. 

À la suite de cet accident, le parquet décidait d'ouvrir un dossier pour suspicion de maltraitances. Une visite domiciliaire était effectuée par la police au domicile du couple et les constatations ne rassuraient guère le parquet. On y découvrait notamment un véritable désordre dans toutes les pièces de la maison, des odeurs nauséabondes et l'absence de draps sur les lits des gamins.

Les trois enfants, entendus, révélaient être victimes de coups de la part de leur beau-père. Anthony les lançait avec force dans le salon, dans le lit, les claquait par terre ou coinçait leurs têtes contre le mur en guise de punition. Le plus petit des frangins, âgé de 8 ans, confirmait également les propos de ses grands frères et subissait le même sort quand il se montrait trop turbulent.

Le ministère public avait requis un an de prison pour le beau-père, sans s’opposer à un sursis probatoire vu l’absence d’antécédent judiciaire. Un sursis probatoire était également requis pour la maman des enfants.