Charleroi

Jean-François C., 45 ans, est suspecté de traitements dégradants et de coups et blessures sur ses enfants et beaux-enfants entre 2012 et 2017.

Un couple se retrouve sur le banc des prévenus ce mercredi au tribunal correctionnel de Charleroi. Jean-François doit répondre des préventions les plus lourdes. Il est soupçonné d’avoir privé sa belle-fille de soins et d’aliments à plusieurs reprises, de traitements dégradants sur le jeune Nicolas (nom d’emprunt) et de coups et blessures sur ses propres enfants et sur ses beaux-enfants. Jenny M., maman de Nicolas, est quant à elle poursuivie pour non-assistance à personne en danger.

Jean-François et Jenny se rencontrent en 2003. Les amoureux sont déjà parents et la famille recomposée vit ensemble du côté de Chimay jusqu'en juin 2017, date de séparation du couple. Entre 2012 et 2017, Jean-François aurait insulté, humilié et frappé Nicolas, son beau-fils. Les faits reprochés au prévenu sont choquants. Le beau-père aurait, selon le ministère public, souillé le visage de son beau-fils avec ses excréments, car le gamin ne savait pas se retenir. Il aurait également, lors d’un voyage au Portugal, uriné sur Nicolas. D’autres témoins signalent également qu’il aurait volontairement fait manger les selles de l’enfant. Jusqu’en 2015, il nie avoir volontairement privé d’aliment sa belle-fille.

Jean-François admet uniquement une scène de coups le 18 juin 2017 sur sa belle-fille et sur Jenny, son ex-compagne. C’est à la suite de cette scène que la relation a cessée, malgré les tentatives de rabibochage des deux personnes. Le ministère public a requis une peine de prison ferme à la hauteur des faits subis par les différents enfants pour Jean-François. Pour Jenny, une peine assortie de mesures probatoires est considérée comme utile par le parquet.

Me Dewispelaere, avocat de Jean-François, plaide un acquittement pour les préventions contestées dont le traitement dégradant et la privation d’aliments et une suspension du prononcé pour la scène de coups du 18 juin 2017. Me Christian Mathieu, conseil de Jenny, plaide un acquittement pour sa cliente, considérant la prévention de non-assistance à personne en danger non établie. Jugement, le 4 décembre.