Sur la vidéo partagée sur les réseaux sociaux, on peut voir un homme, torse nu, en train de fouiller dans le coffre d'une voiture de police. Et il est toujours occupé à farfouiller quand les policiers sortent d'une habitation, le surprennent sur le fait et procèdent alors à son arrestation immédiate.

Les faits se déroulent ce mardi à Marchienne-au-Pont (Charleroi), dans la rue de Trazegnies, à côté de la gare.

"Un individu a effectivement été interpellé alors qu'il volait dans le coffre d'un véhicule de police. Pour le moment, l'individu a été relaxé, pour la simple et bonne raison qu'il sera poursuivi pour ce fait-là en même temps que d'autres faits qui lui sont déjà reprochés : il doit comparaître en audience à la mi-septembre", précise d'emblée le parquet de Charleroi. "En plus des faits de vols, il a également été retenu l'infraction de destruction de véhicule : l'individu s'était emparé des clés et a arraché les leviers de clignoteurs, dans l'habitacle, avant d'aller dans le coffre. Ceci, on ne le voit pas sur la vidéo."


Un point noir est tout de même la "claque" assénée par un des policiers à l'individu interpellé, au niveau de la tête, soulevée par plusieurs internautes : on peut difficilement parler de "grande violence" de la part des agents, mais le simple geste de lever la main sur un citoyen a de quoi poser question, si pas davantage. "Rien n'a été retenu concernant la moindre violence policière à ce stade", indique le parquet en réponse à nos interrogations. La police locale de Charleroi, elle, renvoie vers le parquet.

Bon à savoir : d'après l'Observatoire citoyen des Violences Policières (ObsPol), pour qu'un coup - quel qu'il soit - puisse être porté par un policier sur une personne, il faut que quatre conditions soient réunies : il faut poursuivre un "objectif légitime" (1) et "qui ne peut être atteint autrement" (2), en n'exerçant qu'une force "raisonnable et proportionnée à l'objectif poursuivi" (3) en tenant compte des risques et après avoir averti (4 : ce dernier point est sujet à des exceptions).

Mise à jour 12h : ajout de la réponse du parquet de Charleroi.