À 49 ans, Sébastien est loin d’être un enfant de chœur. Par le passé, ce dernier a d’ailleurs écopé de lourdes peines de prison. Cinq ans pour des faits de violence et 30 mois de prison pour des coups sur conjoint. Avec ces deux condamnations à son actif, Sébastien n’a plus le droit d’obtenir une suspension du prononcé ou une mesure de sursis…

Mais le quadragénaire peut encore espérer obtenir la clémence du tribunal correctionnel via une peine de travail, qu’il plaide ce vendredi. Se défendant seul, Sébastien est poursuivi pour des coups et blessures, un vol d’usage et un vol avec effraction sur une seule et même victime : Dolores, sa compagne.

Le 29 juillet 2019, à Manage, Dolores a eu le malheur de recevoir un SMS d’une personne que Sébastien ne porte pas dans son cœur. Ni une ni deux, ce dernier lui assène plusieurs coups de poing et de pied, lui arrache les cheveux et les vêtements. Ce n’est pas la première fois que Dolores est victime de ce genre de comportement. Après un an de relation, Sébastien a montré son vrai visage à sa compagne. « Elle a confirmé ne pas avoir appelé la police auparavant, car elle a peur de son compagnon », précise le substitut Bury, en relisant l’audition de Dolores.

À l’issue de cette scène de coups, Dolores quitte sur le champ Sébastien. Mais ce dernier décide de jouer avec ses nerfs et dérobe son véhicule, une Maserati. « C’était également mon véhicule, mais elle était au nom de sa société. J’ai pris le véhicule et j’ai refusé de lui rendre les clés, car j’étais fâché après elle », souligne Sébastien, en aveux d’avoir commis un vol d’usage puisqu’il a pris la Maserati sans l’autorisation de Dolores avec l'intention de lui rendre.

Le couple se sépare donc quelque temps et Sébastien en profite pour remettre le couvert. Le 6 août, soit une semaine plus tard, il s’introduit au domicile de Dolores pour lui dérober un Kärcher et une boîte de bijoux. Depuis les événements, Sébastien semble s’être tenu à carreau. « D’ailleurs, aujourd’hui nous sommes toujours ensemble et tout va pour le mieux. Oui, nous avons encore des disputes, mais pas aussi excessive que cette scène de coups », confirme-t-il.

En état de récidive suite à sa condamnation de 2017, Sébastien ne peut plus espérer grand-chose à cause de son casier judiciaire. Le substitut Bury requiert une peine de prison sévère, mais ne s’oppose pas à ce que Sébastien écope d’une lourde peine de travail. « Je préfère la peine de travail à la prison », affirme Sébastien. Sa peine sera connue le 2 avril prochain.