Avec l'actualité liée à Batopin, on en a profité pour faire un point dans la région.

Il n'y a plus de distributeur de billet à Fontaine-l'Evêque depuis le mois d'août: seul subsiste celui du bureau de poste, accessible seulement aux heures d'ouverture. Une situation compliquée pour la commune: "Dans un premier temps, la banque ING a fermé et dans foulée Fortis a suivi. L'annonce a provoqué beaucoup d'émotion, et on a fait tout ce qu'on a pu pour éviter la situation dès qu'on l'a apprise, quelque mois plus tôt", signale le bourgmestre local, Gianni Galuzzo (PS). 

Une motion, votée par l'ensemble des élus du conseil communal, a été transmise aux grandes banques, aux parlementaires et aux différents partis politiques. Un bandeau "Non à la fermeture des banques" a été affiché durant les conseils en visioconférence. Des affiches ont été prévues pour que les citoyens les appliquent à leur fenêtre. "Rien n'y a fait. Aujourd'hui, il n'y a plus de banque à Fontaine-l'Evêque, c'était déjà le cas depuis des années dans les villages de Forchies et Leernes. Il reste un distributeur à la poste, pendant les heures d'ouverture du bureau...", dénonce Gianni Galuzzo. "On n'est pas restés sans rien faire, mais à notre niveau de pouvoir on est fort démunis. On a fait la motion, on a transmis le message au niveau politique, des dénonciations et des actions citoyennes ont été lancées, ... On a essayé de trouver un terrain d'entente avec BPost pour élargir les horaires ou sortir leur distributeur, mais sans succès. On a même pris contact directement avec Batopin (association de 4 grandes banques pour faire des distributeurs à billet "neutres") et on a obtenu un rendez-vous avec un responsable avant les congés d'été. Maintenant on est dans l'attente, et on relancera si besoin. J'ai aussi fait jouer mon carnet d'adresse pour attirer d'autres banques, il y a des projets prometteurs mais sans garanties encore."

Pour avoir des billets, il faut désormais se tourner vers la poste de Fontaine-l'Evêque, quand elle est ouverte, ou faire de nombreux kilomètres pour se rendre dans une commune voisine ou carrément à Charleroi. "Certains supermarchés acceptent de donner du cash en plus des achats, mais il y a une limite, et tous ne le font pas", conclut le bourgmestre, qui espère des solutions.