Mohamed A., 29 ans, est poursuivi pour une tentative de meurtre et un viol sur deux prostituées. Le prévenu conteste et plaide l'acquittement.


Le 25 mars 2017, Mohamed, actuellement sous bracelet électronique, aurait pris en charge Blanche. Il aurait emmené la victime à Châtelet et violenté la victime, en la laissant pour morte, sur le trottoir. L’agression était tellement violente que Mohamed se retrouve devant le tribunal pour une tentative de meurtre. L’ADN du suspect est retrouvé sur un mouchoir, sur un emballage de préservatif et sur la veste de la victime. Mohamed conteste : « Je fréquente les lieux. Bien avant les faits, j’ai probablement jeté un mouchoir et un préservatif sur place ». Il est également suspecté d’un viol sur Jessica, seconde prostituée, dans le bois de Soleilmont. Sa plaque d’immatriculation a été relevée par la victime : « Je conteste, je ne connais pas la victime ».

Un dossier sans l'ombre d'un doute !

Selon le ministère public, le prévenu est bien l’auteur de ces deux faits. Alors que l’enquête sur la première agression pataugeait, le viol commis sur Jessica permettait aux enquêteurs d’associer Mohamed aux faits qui ont eu lieu en mars 2017 : « Grâce à la plaque relevée par la victime et par le mode opératoire assez similaire, un lien a été établi avec le prévenu concernant la tentative de meurtre ». Une peine de dix ans de prison est requise pour Mohamed A. « Il y a des éléments clairs, précis et concordants qui prouvent la culpabilité du prévenu ».

Un dossier sans preuves

Me Fabian Lauvaux, avocat de la défense, plaide avec confiance un acquittement. Selon l’avocat, le dossier ne comporte rien permettant d’accabler son client : « Il n’y a aucune preuve scientifique. Les victimes n’ont pas reconnu mon client lors d’une reconnaissance visuelle. La seconde victime cite même un autre endroit pour son agression ». Une fouille minutieuse a également été menée dans le véhicule du prévenu. Aucun ADN n’a été retrouvé. De plus, la description physique donnée par les deux victimes signale un homme chauve, ce qui ne correspond pas au prévenu. Jugement attendu le 31 juillet prochain.