Quelle mouche a piqué Gaëtan, le 24 septembre dernier ? Difficile de répondre à la question. Mais le trentenaire a agi d'une bien drôle de manière, ce jour-là, en se présentant au domicile de son ex-compagne avec laquelle une séparation venait d'être actée. D'après lui, s'il s'est rendu au domicile de la victime, c'était pour récupérer des affaires et c'était convenu. « Moi, on m'a dit de passer et normalement elle devait être là. »

Le problème pour Gaëtan, c'est qu'il n'a pas daigné attendre le retour de son ex et a commis une violation de domicile. Comment ? En passant par le jardin du voisin. « Le riverain confirme que le prévenu lui a dit qu'il devait vérifier quelque chose et que la victime le trompait », évoque le substitut Vervaeren, qui confirme que Gaëtan est resté cinq grosses minutes sur place, avant de refaire le chemin inverse sans la moindre affaire. Pour être le plus discret possible, Gaëtan a suggéré au voisin d'oublier ce qui venait de se produire en lui lançant un « vous ne m'avez pas vu ».

Pour le parquet, Gaëtan a quitté le domicile avec le portefeuille de la victime comprenant les documents d'identité. Deux mois plus tard, le prévenu est revenu sur les lieux. « Dès que son ex-compagne a ouvert la porte, il a surgi et l'a frappé. Le nouveau compagnon de cette dernière, intervenu, a également reçu des coups. » Pour le parquet, une peine de 37 mois de prison avec un sursis probatoire doit être prononcée contre le prévenu, qui n'arrive pas à gérer sa frustration, estime le substitut Vervaeren.

À la défense, Me Marie-Cécile Deprez plaide un acquittement pour le vol du portefeuille et un sursis probatoire pour encadrer au mieux son client. Jugement le 17 mars.