Stéphane, qui s’était fait passer pour un policier, écope de huit ans de prison.

Marie a bien cru qu’elle vivait ses dernières heures, en octobre 2012. Ce jour-là, trois individus ont frappé à la porte de cette dame de 76 ans qui vivait paisiblement dans sa villa de Courcelles.

Les trois gaillards un peu louches ont voulu lui faire croire qu’ils étaient des policiers en civil enquêtant sur une vague de cambriolages dans le quartier. Mais la septuagénaire ne s’est pas laissée berner : elle a tenté de refermer sa porte mais les auteurs ont forcé le passage, pour s’engouffrer dans sa véranda. "J’ai fermé les yeux pour ne plus rien voir, tant j’avais peur de la suite", a-t-elle raconté aux enquêteurs.

Effectivement, la suite fut horrible. L’un des auteurs, que Marie a décrit comme "le métis", s’est acharné sur elle à coups de raclette, au point d’en briser le manche. Les coups furent si violents que des morceaux de PVC ont été retrouvés dans la plaie ! Non content d’avoir tabassé la septuagénaire, l’un des lâches a exhibé son sexe. L’autre, "le métis", a carrément uriné sur elle.

Appelés sur les lieux, les enquêteurs sont parvenus à remonter jusqu’à Stéphane Fontaine, un délinquant bien connu de la justice et disposant déjà d’un passé judiciaire. Son ADN, retrouvé sur une canette de vodka oubliée sur un muret du jardin, était donc dans la base de données.

Confondu par la génétique, Stéphane Fontaine a tenté de faire croire qu’il n’avait fait que suivre ses complices. "J’ai même tenté d’aider la dame quand elle s’est mise à crier."

Son avocat, Me Van Wymeersch, a d’ailleurs plaidé la requalification des faits en non-assistance à personne en danger. Mais le tribunal n’y a pas cru une seule seconde : Marie a bien décrit "le métis" comme le meneur. Et Stéphane correspond à cette description.

Ce lundi, il a donc écopé d’une peine de huit ans de prison. Marie, elle, ne s’est jamais remise de cette agression. Après deux tentatives de suicide, elle a dû être placée dans une maison de retraite.