Le ministère public a requis une peine de 40 mois de prison ferme à l'encontre d'un trentenaire poursuivi pour des coups et blessures sur sa femme enceinte et sur sa mère. Le prévenu reconnaît avoir été violent avec les victimes mais a souligné que sa femme "a tendance à fabuler".

Le 9 juillet et le 7 août, il a projeté sa femme contre un mur et l'a giflée, avant de l'immobiliser au sol. "Je lui ai mis une claque mais il y a beaucoup de fabulation de sa part", se défend le prévenu. Son épouse a signalé avoir également été tirée par les cheveux. 

L'homme confirme avoir arraché le sac à main de sa mère afin de chercher de l'argent pour sa consommation de stupéfiants. La victime est tombée au sol et son fils s'est directement excusé de s'être montré violent. 

L'homme se trouve en récidive et possède un casier judiciaire étoffé. "Il y a déjà des condamnations pour des faits de violence, à plusieurs reprises, en 2009", signale le ministère public, qui requiert une peine de 40 mois de prison ferme, s'opposant à toutes mesures de faveur. "Comme si cela ne suffisait pas, sa femme est également enceinte lors des deux scènes de coups", précise le substitut Damien Vervaeren. 

Me Laurent Poisson, avocat du prévenu, a plaidé une peine de travail, soulignant un contexte particulier pour les trois scènes. "Il y a un contexte de rupture difficile avec sa femme et de stupéfiants." 

Jugement le jeudi 14 novembre.