Si durant 3 ans, Axel parvient à se tenir à carreau, il gardera encore son casier judiciaire vierge grâce à la suspension simple du prononcé que le tribunal correctionnel de Charleroi lui a octroyé mardi pour trois préventions.

Le 21 août 2017, rue de la Belle-Vue à Marcinelle, la police de Charleroi est requise sur place en fin d'après-midi à la suite d'un appel d'un passant. Ce dernier a été témoin d'une scène où Axel a brisé le pare-brise arrière du véhicule d'une femme avec le cross de son pistolet d'alarme.

Quelques instants avant, une sorte de "règlement de comptes" a eu lieu entre deux groupes de jeunes. D'un côté, plusieurs protagonistes, dont la conductrice du véhicule dégradé par Axel et de l'autre côté, on retrouve Axel et sa compagne de l'époque. Cette dernière avait fixé un rendez-vous avec la conductrice pour régler une querelle. Ne sachant pas quoi faire en voyant sa compagne être prise à partie par l'autre groupe, Axel est allé chercher son pistolet d'alarme dans la voiture. "J'ai essayé de les séparer, mais ça ne changeait rien. Alors, j'ai pris l'arme et j'ai tiré en l'air une fois pour disperser la foule", expliquait-il.

Toujours selon lui, il n'a pas volontairement brisé l'une des vitres du véhicule. "J'ai chuté parce que la conductrice reculait vers moi et c'est à ce moment-là, avec le pistolet en main, que la vitre s'est cassée." Le jeune homme avait admis avoir frappé, en janvier 2019, un mineur au visage, en se rendant dans un bar rue de la Montagne à Charleroi.

Une peine de travail autonome était requise par le parquet. Finalement, c'est une suspension simple du prononcé de 3 ans qui a été octroyée à Axel.