Depuis le 16 mars 2021, la victime reste particulièrement marquée par l'attentat à la pudeur commis par Philippe. "Ça m'a traumatisé cette chose, je suis outrée. Aujourd'hui encore, j'ai été injuriée par la compagne du prévenu", précise la dame de 73 ans. Le jour des faits, la septuagénaire s'est rendue chez Philippe pour prendre du bois. Ce dernier a profité de l'absence d'un ami à la victime dans la pièce, pour agir. "Il a agressé de manière violente la victime. Il lui a touché les seins, le sexe avant de l'embrasser de force", souligne le substitut Daniel.

"Un obsédé sexuel"

S'il niait jusqu'à présent les faits, Philippe est depuis lors revenu vers de meilleures intentions en admettant avoir adopté un comportement déviant. Pourquoi ? Même le prévenu ne sait pas le dire. "À l'époque, je buvais beaucoup. Maintenant, je suis en traitement et totalement abstinent", confirme-t-il.

Pour le parquet, Philippe représente un danger pour la société. Non seulement parce qu'il a déjà été condamné pour le viol d'un enfant, mais aussi parce que sa personnalité pose question. "L'expertise réalisée confirme que c'est une personne qui a des impulsions et de gros besoins sexuels. La consommation d'alcool facilite son passage à l'acte. Des ex-compagnes le décrivent même comme un "obsédé sexuel" ".

Pour éviter toute récidive, le substitut Daniel a requis une peine ferme de 3 ans de prison. Me Van Wymeersch, conseil de Philippe, opte plutôt pour une mesure de faveur : un sursis probatoire, avec une abstinence à l'alcool, une thérapie pour auteurs d'infraction à caractère sexuel et la poursuite d'une formation professionnelle.

Jugement le 21 juin.