Pour échapper à une peine de prison devant un tribunal correctionnel, plusieurs mesures de faveur existent. Parmi celles-ci, un sursis probatoire. Pendant un délai d’épreuve fixé par le tribunal, le prévenu doit se tenir à carreau. Le sursis est simple s’il n’y a pas de condition à respecter et on parle de sursis probatoire si c’est le cas…

En décembre 2018, Regis a obtenu un sursis probatoire avec une peine d’un an de prison. Ilias, lui, a échappé à une peine de deux ans de prison via cette mesure de faveur qu’il avait sollicitée. Trois ans plus tard, les deux hommes reviennent devant la justice. La commission de probation, qui assure le suivi des personnes qui ont obtenu un sursis probatoire, demande la révocation du sursis. En cause ? L’attitude des deux prévenus qui ne respectent pas les conditions qu’ils avaient pourtant proposées.

Pour Regis, ses heures de travail ne lui ont pas permis de se présenter aux convocations et d’entamer une formation pour la gestion de la violence. Ilias comptabilise six absences aux rendez-vous et n’a jamais commencé le suivi psychiatrique prévu au départ. « J’ai donné mon accord pour faire plaisir au tribunal », prétend ce dernier.

Pour ne pas avoir respecté leurs contrats, les deux hommes risquent d’être définitivement condamnés à un et deux ans de prison. Jugement le 25 octobre.