La cour a d'abord entendu la mère de l'accusée. "Elle ne s'est jamais remise du décès de son fils, nous non plus d'ailleurs. Elle est tombée en dépression, s'est noyée dans l'alcool et les médicaments. Je l'ai compris trop tard pour essayer de l'aider", a-t-elle déclaré, ajoutant qu'elle n'avait jamais vu sa fille violente en état d'ivresse.

La mère d'Isabelle Lambert connaissait peu Frank Frissen. "Plus tard, j'ai compris que c'était lui qui avait mis une distance entre elle et moi. Quand je le voyais, il ne me disait rien d'Isabelle", a-t-elle ajouté.

La mère de l'accusée avait cependant remarqué des traces de coups sur le visage et les bras de sa fille. Isabelle lui répondait qu'elle était tombée, car elle avait bu. "C'était crédible, j'avais l'impression qu'elle était sincère. Plus tard, elle m'a dit qu'elle voulait me préserver".

Le jour du meurtre, le témoin a vu sa fille dans la journée, à l'hôpital Marie Curie. "Elle avait l'air normal, tout allait bien". Ce jour-là, Isabelle avait besoin d'un peu d'argent pour acheter du tabac. Elle lui avait raconté qu'elle essayait de trouver un logement plus grand pour accueillir ses enfants.

La sœur cadette de l'accusée a ensuite témoigné à la barre. Selon elle, Isabelle Lambert était une sœur "adorable", mais elle consommait trop d'alcool.

Le 15 mai, le témoin a accompagné sa mère à l'hôpital. "Isabelle n'était pas sous influence de l'alcool", a-t-elle dit. C'est plus tard, dans la soirée, que l'accusée s'est remise à boire avec Franck Frissen, alors qu'ils sortaient tous deux d'une cure de désintoxication. Ce jour-là, Isabelle ne portait pas de traces de coups.

Le témoin se souvient que Franck Frissen faisait du chantage au suicide si Isabelle reprenait contact avec ses proches.

Les personnes qui se sont occupées d'Isabelle Lambert dans le centre de désintoxication ont confirmé qu'elle avait rencontré plus de difficultés lors de la date anniversaire de la mort de son fils, décédé d'une hémorragie cérébrale, après deux semaines de vie.