Il va falloir assurer la succession des trois députés qui siègent au comité de gestion

Plus de dix ans après les affaires, la gouvernance publique reste un enjeu majeur de campagne à Charleroi, sans doute plus que partout ailleurs. Et par les temps de désaffection politique qui courent, aucun des trois partis au pouvoir à la Ville n’entend faire un faux pas qui pourrait le desservir : c’est donc collectivement que les députés wallons qui siègent au bureau de l’Intercommunale de Santé publique du pays de Charleroi (ISPPC) démissionneront à la fin de la semaine.

Le MR avait annoncé que le président Nicolas Tzanetatos anticiperait l’adoption du décret sur la bonne gouvernance des intercommunales interdisant le cumul des fonctions. Il sera suivi par Véronique Salvi (CDH) et Anthony Dufrane (PS), qui tiendront avec lui leur dernier bureau de la mandature ce mercredi.

Pour continuer à suivre les dossiers stratégiques auxquels ils ont longuement travaillé, ils troqueront leurs costumes pour ceux de simples administrateurs, sans attendre l’assemblée générale du mois de juin qui réduira de quatre à un le nombre de vice-présidents et de six à cinq les membres du comité de gestion.

Comment leur succession va-t-elle s’organiser ? Au MR, rien n’est encore tranché, la décision sera prise en fin de semaine. En raison d’un conflit d’intérêt, la candidature de la bourgmestre MR de Courcelles Caroline Taquin sera écartée d’office puisque cette dernière travaille au cabinet du ministre wallon Jean-Luc Crucke.

Au PS, la question sera également débattue dans les prochains jours, au retour du président de fédé Eric Massin en déplacement à l’étranger. La volonté étant de privilégier l’expérience et la connaissance des dossiers, le poste pourrait revenir à l’échevin fontainois Philippe D’Hollander.

C’est au CDH que les choses semblent les plus évidentes : comme elle l’indique elle-même, Véronique Salvi devrait logiquement céder le relais à Frédéric De Bon, conseiller communal à Montigny-le-Tilleul. Un suppléant qui connaît d’autant mieux la fonction qu’il l’a exercée dans les mêmes conditions, quand la cheffe de file humaniste de Charleroi était échevine et en même temps députée à Namur.

D.A.