Le 3 mai 2019, la police de Charleroi est informée, par un homme, qu'un meurtre a été commis la nuit du 27 au 28 avril 2019 à Marcinelle. L'informateur explique que Francine Genicot lui a confié que Johnny Falise, avec lequel elle est en couple, a porté des violents coups à l'ancien compagnon de sa maman, lequel vit dans un appartement situé derrière la gare de Charleroi sud, et que le vieil homme est mort dans la nuit.

La police s'informe auprès des services de secours et apprend qu'ils sont intervenus pour une personne décédée de mort naturelle, le 28 avril. Le corps de Jacques Hubinon, qui avait des problèmes cardiaques, repose aux pompes funèbres à Marcinelle. Les obsèques sont prévues le 6 mai.

Une instruction est ouverte au parquet de Charleroi et un médecin légiste est chargé d'autopsier le corps. Outre des traces de coups au visage, des ecchymoses et des fractures aux côtes, le légiste relève des traces de strangulation. Contrairement à ce qu'avait estimé le médecin urgentiste, Jacques Hubinon n'est pas mort d'une crise cardiaque.

La police se rend sur la scène de crime, dans un studio rue de la Villette, où se trouve Marie, la compagne de Jacques, laquelle souffre d'un handicap mental. Elle leur explique que Johnny a frappé Jacques, car ce dernier refusait de lui donner de l'argent. "Il portait des coups à Jacques chaque fois qu'il touchait de l'argent", déclare-t-elle aux policiers.

Marie ajoute que Francine était avec lui, la nuit du drame. Francine est interpellée devant chez elle à Couillet et déclare qu'elle n'a pas osé appeler la police, car elle a peur de Johnny.

Johnny Falise est interpellé le 4 mai au soir chez le frère de Francine Genicot et il conteste les faits. Il est en possession de deux cartes bancaires au nom de Jacques. Le 30 avril, un retrait de 110 euros a été effectué dans une banque à Marcinelle.

Il ressort de l'acte d'accusation que le couple formé par les accusés était oisif, qu'il buvait, se droguait et passait beaucoup de temps au lit. Quand Johnny avait besoin d'argent pour financer ses assuétudes, il se rendait chez Jacques et Marie pour leur voler l'argent qu'ils touchaient chaque mois.

L'examen du dossier répressif débutera le vendredi 6 mai à 9h00 aux cours de justice à Mons. Il se poursuivra la semaine suivante.