À première vue, Jean semble être un homme sans histoire, qui s’exprime d’une belle manière et qui dégage un certain charisme. Mais en analysant son passé judiciaire, cette image du parfait gentleman se brise en mille morceaux. Jean a déjà été condamné en 1989, 1996 et 2000 pour des faits de mœurs sur des mineurs…

Ce jeudi, c’est Emile, né en 1986, qui souhaite plus que tout que le tribunal correctionnel le reconnaisse enfin comme une victime. Après plus de 20 ans d’attente, les faits dont il aurait été victime sont enfin évoqués par la justice. Entre 1993 et 1997, Emile accuse Jean d’avoir commis sur lui des attentats à la pudeur, dans la voiture quand Jean l’emmenait au tennis ou au football, mais aussi dans le cadre de cours particuliers donnés au jeune garçon.

Mais Jean ne s’est pas contenté de faire du mal à Emile. Ce jeudi, il admet, enfin, devant le tribunal avoir agi de la sorte, sans réellement se souvenir des faits, sur Luca et Benoît, les frères ainés d’Emile. Les trois frères ont gardé le secret durant des années. C’est Emile, qui au début des années 2000, a dévoilé les faits lorsqu’il a vu Jean, assis dans le fauteuil familial, proposant ses services d’instituteur pour la petite sœur.

Malgré son passé judiciaire et ses trois condamnations, Jean ne semble pas avoir compris la leçon. Pour la partie civile, l’attitude du prévenu à l’audience est inexcusable. « Il n’a même pas la décence de reconnaître le statut de victime d’Emile. Le parquet souhaite qu’une peine complémentaire d’un an de prison au jugement prononcé en 2000, condamnant Jean à 3 ans de prison avec un sursis probatoire, soit prononcée. Jugement pour le 29 octobre.

*Les prénoms ont été volontairement changés pour protéger l'identité des victimes