Ce vendredi, Jean-Louis, 39 ans, doit répondre devant la justice d’une prévention de rébellion sur trois policiers de la zone de police de Châtelet. Et dès ses premiers mots d’explication, on comprend aisément que Jean-Louis ne remet nullement son comportement en question. Pourtant, les images et les témoignages des trois inspecteurs impliqués dans la scène vont dans le même sens.

Le 16 juillet 2019, vers 23h, la police locale est requise pour intervenir sur une bagarre entre deux individus sur la voie publique. En réalité, c’est Jean-Louis et son frère qui s’échangent des coups. En état d’ébriété, Jean-Louis est privé de liberté et emmené au poste de police pour se retrouver en cellule de dégrisement. D’après ses propos, les policiers se seraient montrés agressifs à cause de sa chevalière. « Ils m’ont demandé de me déshabiller, ce que j’ai fait. Puis, j’ai essayé d’enlever ma bague, mais je n’y arrivais pas. Alors, ils sont venus et ont tenté, mais ils m’ont fait mal. Je souffrais et j’ai retiré ma main », explique le trentenaire.

Mais d’après les policiers, la rébellion a commencé bien avant cette scène avec la chevalière. Dès leur intervention, Jean-Louis se montre verbalement virulent et hautain. De même lors de son placement en cellule et de la fouille de sécurité. L’une des policières intervenues pour maîtriser Jean-Louis est victime d’une fracture du 4e os métacarpien, provoquant une incapacité de travail de plus de 4 mois. La partie civile et le parquet partagent le même point de vue. Jean-Louis n’a pas obtempéré aux injonctions et s’est rebellé. La scène a été filmée par les caméras de surveillance. L’absence de reconnaissance des faits irrite la substitute Schampaert, qui requiert quand même un sursis simple pour Jean-Louis.

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