Qui dit vrai, qui dit faux ? Le 3 janvier prochain, le tribunal correctionnel devra trancher entre les deux versions qui lui ont été soumises ce lundi matin. D’un côté, il y a Jean-Marie, l’auteur de l’incendie volontaire du local de repos pour les employés du parc à conteneurs Tibi de Courcelles. Absent des débats et en aveux des faits, ce dernier sera condamné par défaut.

Sébastien, lui, est bel et bien présent sans le moindre avocat pour s’expliquer sur les faits qui ont eu lieu la nuit du 19 au 20 juillet 2019. Cette nuit-là, un individu cagoulé a escaladé la grille du site, avec un bidon à la main, avant de mettre le feu au local… Jean-Marie a profité de son passage au poste de police dans le cadre d’un autre dossier pour confirmer sa culpabilité.

Des échanges et des témoins

Lors de ses aveux, Jean-Marie a directement accablé l’attitude de Sébastien, qui l’a chargé d’allumer l’incendie en échange de 50 pauvres euros… "Il a admis les faits, en expliquant qu’il avait besoin d’argent", relate le parquet. Selon l’avocat qui défend les intérêts de Tibi, Sébastien aurait, dans un premier temps, sollicité l’aide du frère de Jean-Marie et essuyé un refus. Avant donc de se tourner vers le prévenu.

Le frère confirme cette tentative d’approche, tout comme la mère de Jean-Marie, qui confirme avoir entendu son fiston évoquer cette drôle de sollicitation de la part de Sébastien. Mais ce dernier conteste fermement les faits et nie avoir réagi de la sorte à la suite d’une altercation quelques jours plus tôt avec des employés du parc.

Une peine de 40 mois de prison est requise contre les deux hommes. Jugement le 3 janvier 2022.