De janvier à avril 2018, l’ex-épouse de Jean-Michel a vécu l’enfer. Et ce dès que cette dernière a clairement signalé à son époux (qui avait préalablement émis le souhait de divorcer) qu’elle comptait bien refaire sa vie. À partir de là, un individu sévissant sur internet a cherché à nuire à son image.

On parle de la création d’un faux profil sur les réseaux sociaux, en utilisant l’identité d’un collègue à la victime avec lequel elle effectue les trajets pour se rendre au travail, mais également d’un hacking externe de l’adresse mail de l’épouse pour envoyer des mails aux collègues ou au patron.

Et puis, en avril 2020, après avoir bu un apéritif maison préparé par Jean-Michel, c’est le trou noir. L’épouse ne se sent pas bien, a du mal à se déplacer jusqu’à son lit. Elle ne se souvient de rien, si ce n’est d'un flash où elle voit son mari sur elle, à la violer… « Les analyses de sang et d’urine ont révélé la présence de Lormetazepam dans son organisme », confirme le parquet. Poursuivi pour ces faits, dont la tentative d’administration d’une substance nocive, l’ex-époux conteste tout. Pour le viol, Jean-Michel parle plutôt « d’une relation sexuelle consentie. »

Le parquet requiert 30 mois de prison, affirmant que la victime n’était pas en mesure de consentir à quoi que ce soit vu son état. Jugement dans un mois.