Depuis 2019, Jean-Pierre n’a plus le moindre contact avec son ex-compagne et ses trois enfants, nés en 2003, 2005 et 2007. À cause surtout des événements vécus par la famille durant 4 ans. Le couple, qui a vécu durant 18 ans ensemble, a basculé dans la violence en décembre 2015, lorsque la famille a déposé ses valises dans la nouvelle maison familiale, à Montignies-sur-Sambre.

Jean-Pierre s’est comporté en véritable tyran avec ses proches. Il y a eu cet épisode où Sophie âgée de 16 ans au moment des faits, a été surprise au lit avec un jeune garçon. "Je lui ai mis deux baffes et je l’ai insulté." Jean-Pierre ne supportait pas non plus "l’amateurisme" de sa compagne pour élever les enfants et tenir en ordre la maison. "Il l’a frappé, car elle ne s’occupait pas bien des enfants et ne savait pas laver les vêtements", a expliqué le parquet, qui était également convaincu que le paternel a coupé les fils d’alimentation de la machine à laver pour finalement empêcher tout le monde de laver les vêtements.

Outre les coups, Jean-Pierre n’hésitait pas non plus à rabaisser et à humilier ses trois enfants. Pour les autorités judiciaires, Jean-Pierre privait volontairement de nourriture ses enfants "car ils étaient déjà assez gros". Il ne respectait pas son fils en le traitant de "gros cochon" et les filles étaient insultées de "grosses pu***". Face à tout cela, un proche voisin venait même en aide aux enfants en leur donnant de la nourriture par la fenêtre, quand il le pouvait.

Jean-Pierre avait confirmé les scènes de coups sur ses enfants et sur sa compagne. Une peine de deux ans de prison ferme était requise. Ce mardi, le tribunal correctionnel n’a pas retenu les préventions de traitement dégradant et de privation d’aliments. Jean-Pierre a donc été acquitté de ces faits.

Pour les coups et blessures, le paternel est condamné à 18 mois de prison avec un sursis probatoire de 5 ans.