Tout le monde au domicile familial de Courcelles doit obéir à Jeremy, le beau-père autoritaire de la famille qui manque clairement de notions éducatives… Entre novembre 2017 et juillet 2018, les trois enfants de Christelle ont vécu l’enfer.

À la maison, c’était tellement invivable que les enfants préféraient rester à l’école, « où ils étaient en sécurité », relate le parquet. Difficile de donner tort aux mineurs. Ces derniers étaient fréquemment punis par leur beau-père. Parmi la longue liste des punitions, des morceaux de savon dans la bouche, la belle-fille envoyée dans les ronces pour récupérer ses chaussettes ou encore des minutes sur les genoux avec les mains sur la tête.

La famille enfermée à l’extérieur

Si les enfants « dégustaient », leur mère de famille était également sous l’emprise de son compagnon, auteur de violences sur cette dernière. Pour le parquet, Christelle occupe la double casquette de victime et de prévenue. Parce qu’elle n’a pas bronché pour empêcher Jeremy de s’en prendre à ses enfants et parce qu’elle a distribué « des fessées éducatives, principalement à sa fille », confirme-t-elle.

Un soir, les quatre membres ont été mis à la porte en pyjama. Pour rentrer à l’intérieur, tous ont été contraints de se mettre à genoux pour supplier le beau-père autoritaire. La peine maximale possible pour les différentes préventions (deux ans de prison) est requise contre le couple. Jugement le 2 novembre.