C’est au CEME, le Charleroi Espace Meeting Européen, que se tiendra la plus grande "foire à l’emploi" de Wallonie dans le domaine du numérique : développeur réseau, spécialiste sécurité, marketeur digital, analyste, programmeur, informaticien… Le domaine est vaste, et le regroupement des centres de compétences wallons Numeria a mis les petits plats dans les grands pour trouver 86 entreprises et PME qui cherchent activement à engager.


Près de 300 offres d’emploi directement disponibles, c’est ce qui attend 400 candidats aux profils divers et variés ce jeudi 7 novembre de 9 h à 17 h, lors de l’édition 2019 du Job IT Day. L’année passée, 82 % des entreprises sont reparties du salon en déclarant vouloir engager un profil rencontré sur place.

Ces métiers sont très recherchés dans le pays, et on pourra retrouver sur place des grands noms tels que BSCA, GHdC, la Défense, Thomas&Piron, la Stib, Proximus, Engie, Solidaris ou encore Colruyt. Les profils demandés sont en général très spécialisés : autant d’années d’expérience dans tel langage, maîtrise de telle autre suite logicielle, diplôme ou formations spécifiques, etc. Il n’y a pas de place pour les "touche-à-tout" sans expertise précise.

Pourtant, ces nouveaux métiers du numérique risquent de faire disparaître 450 000 emplois en Wallonie d’ici 10 ans. C’est pourquoi le salon est également ouvert à tout le monde : formations, conférences, validation de compétences, coaching carrière, aide individualisée… il y en aura aussi pour ceux qui veulent se lancer dans le numérique, ou qui souhaitent changer de carrière : il y a aura plus de 1 000 places de "reconversion" en 2020, et le salon est l’occasion d’en décrocher une.

Pour les candidats, qui eux viendront préparés, une plateforme en ligne a été créée (numeria.jobitday.be) afin de "matcher" les profils des postulants aux offres des recruteurs. Une sorte de Tinder des emplois numériques, qui pourrait bien devenir un outil permanent dans les mois qui viennent : "c’est à ce salon que j’ai recruté la plupart de mes employés", témoigne Bruno Vandamme, le patron de la PME Fusor. "Je n’ai pas l’occasion d’organiser des interviews toute l’année. Ici, je peux rencontrer près de 40 personnes qualifiées en une seule journée, c’est bien plus pratique."