Depuis 2007, Jonathan est un habitué du tribunal correctionnel de Charleroi. Condamné à de multiples reprises pour des faits violents, Jonathan a eu, à plusieurs reprises, l’occasion de se sortir des ennuis judiciaires. Mais à chaque fois, il n’a pas saisi la chance qui lui était octroyée.

Dernièrement, Jonathan a encore été condamné à deux ans de prison ferme par défaut pour une violente dispute avec Sandra, sa bien-aimée de l’époque. "C’était une relation catastrophique. Mais je l’aimais vraiment cette fille-là", explique Jonathan, évoquant une histoire d’amour houleuse, avec des crises de jalousie. Le 28 août 2018, au domicile conjugal de Charleroi vers 10h, Jonathan admet avoir saisi Sandra par le col de son peignoir, avant de la projeter contre les escaliers.

Si Jonathan est en aveux, il a tendance à minimiser les faits. D’après lui, c’est parce que Sandra voulait s’en prendre au boitier électronique permettant le bon fonctionnement du bracelet électronique de Jonathan. "Elle a voulu le jeter au sol. Elle a tenté d’aller plusieurs fois vers le boîtier donc j’ai réagi."

Comme dit plus haut, Jonathan compte plusieurs antécédents spécifiques. Il avait, notamment, déjà été condamné pour des faits similaires sur la même compagne. Pour échapper à la condamnation, Jonathan a décidé de former opposition le jour de son arrestation. Une absorption avec un jugement de novembre 2018 condamnant Jonathan à une peine de travail de 100 heures est plaidée par la défense. Ce à quoi le parquet ne s’oppose pas, tout en sollicitant cent heures supplémentaires. Jugement dans 14 jours.