Quoi de mieux que de vendre des produits stupéfiants pour obtenir de l’argent facile ? Cette réflexion complètement stupide a conduit Joris, 27 ans, à se lancer tout doucement dans un trafic de cocaïne. Mais rapidement, ce dernier a été dépassé par la demande croissante des clients. Son système était des plus basiques : « On me téléphonait et puis moi j’allais livrer la marchandise aux clients », dit le dealer, uniquement en aveux d’avoir détenu et vendu de la cocaïne.

Si Joris a été pris en flagrant délit, c’est à cause d’un contrôle routier de la police pour lequel il a refusé de se soumettre. Une course-poursuite a eu lieu avant l’interpellation du conducteur de mobylette. Détail troublant, ses deux téléphones n'arrêtent pas de sonner devant les policiers. « Ces derniers n’ont pas été dupes et ont directement suspecté une activité illicite », précise le parquet.

Deux perquisitions menées à Jumet ont permis aux enquêteurs de mettre la main sur de l’argent (4.460 euros), deux armes et des résidus de cocaïne. Fabian, lui, a été pincé à cause d’un contrôle de son véhicule le 7 juin dernier à Pont-à-Celles. La perquisition a aidé les enquêteurs à mettre la main sur de la cocaïne, mais aussi d’interpeller Fabian et Fabrice, auteurs d’une rébellion armée avec un couteau sur les policiers.

Le trio est aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Joris risque trois ans et demi de prison pour les préventions à sa charge. Pour Fabian, consommateur qui devait vendre pour rembourser son fournisseur, ce sont deux peines de 18 mois de prison qui sont requises. Une seule peine de 18 mois est sollicitée pour Fabrice, auteur d’une rébellion armée et d’une détention de cocaïne pour sa consommation.

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