Condamné à de nombreuses reprises à de lourdes peines de prison, Jules a partagé la majeure partie de sa vie entre les prisons et sa vie familiale. En 2000, il a notamment été condamné pour un attentat à la pudeur (viol).

Le mois dernier, c’est pour un nouvel attentat à la pudeur que Jules se retrouvait sur le banc des prévenus. Clara (prénom d’emprunt), sa propre fille née en 1998, l’accusait d’avoir commis des attentats à la pudeur.

Le petit ami de cette dernière avait, le 3 février 2016, envoyé une lettre au départ anonyme pour alerter la police des agissements douteux de son beau-père. Immédiatement, Clara avait été convoquée pour s’expliquer face aux policiers. « Et les agents ont rapidement compris qu’il y avait quelque chose puisque dès les premiers mots, Clara a craqué et changé subitement de comportement, avant d’admettre que tout ce qui était écrit était vrai », signalait le ministère public.

La lettre écrite par le petit ami de Clara revenait en détail sur les actes qui auraient été commis par le père de la mineure, entre juin et décembre 2015. « On y parle d’attouchements, de baisers qui ont eu lieu dans la chambre ou la salle de bain. »

À travers cette lettre, le petit ami de Clara ne s’était pas simplement contenté de relater les faits dont a été victime sa copine. Il était également revenu sur les faits dont a été victime l’une des belles-filles de Jules, dans les années 90. « Et elle aussi a confirmé les faits, sans avoir pensé un seul instant qu’il s’en prendrait par la suite à sa propre fille. »

Vu la dangerosité sociale de Jules, la récidive spécifique et l’absence de remise en question, une peine de 3 ans de prison avait été requise contre lui. Finalement, ce mardi, le père de famille a été acquitté. Le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas assez d’éléments pour confirmer l’existence de ces faits…