C’était le 22 décembre dernier. La prison de Jamioulx était en alerte maximale. Ce jour-là, Catherine Antoine, directrice de l’établissement pénitentiaire, a été prise en otage par Junior Fairon, 25 ans. L’homme qui en impose par son physique est passé à l’action dans le bureau de la directrice pour tenter de s’évader.

Le détenu ruminait dans sa cellule à la suite de sa récente condamnation à 15 ans de prison ferme pour un violent home-jacking à Seneffe. Junior avait planifié un projet audacieux pour recouvrer la liberté. Le jeune homme avait confectionné une arme artisanale en glissant des lames de rasoir entre des morceaux de Plexiglas. Lors d’un rendez-vous disciplinaire avec la directrice, il s’était jeté sur elle en dégainant son arme. Un agent pénitentiaire était intervenu et avait été grièvement blessé.

Junior, présent à l’audience du 14 septembre dernier, avait reconnu avoir planifié un projet d’évasion. "Je voulais retrouver la liberté, mais je ne voulais pas faire couler du sang", avait expliqué le détenu, dépendant au cannabis au moment des faits.

La défense avait souhaité une peine la plus adéquate possible pour Junior Fairon. Le ministère public avait requis une peine de 25 à 30 ans de prison ferme. Finalement, le tribunal correctionnel condamne Junior Fairon à 10 ans de prison ferme.