"Personne n'avait intérêt à ce que ça se termine comme ça, ni le vendeur, ni l'acheteur français, ni le propriétaire du terrain, pour la simple raison que selon les informations reçues hier, n'y a pas de contrat d'assurance pour couvrir ce sinistre, je suis scandalisé de ce qui se propage sur le net", s'insurge le directeur commercial de l'agence montoise Morgan Immo, Christophe Dufromont.

Hier, une fois qu'il a appris que l'avion avait été la proie des flammes, il a appelé les anciens propriétaires carolos de l'appareil qui sont désormais à l’étranger. "Ils étaient catastrophés, c'était leur bébé, cet avion représentait vingt ans de leur vie", résume notre interlocuteur, convaincu qu'il s'agit d'un incendie criminel. Il vise les nombreux squatteurs qui avaient élu domicile dans ce qui fut anciennement un bar Karaoké, une discothèque et un restaurant.

La vente avait été conclue depuis plusieurs mois avec une société française mais la crise sanitaire a rebattu les cartes. "Nous avions reçu plusieurs offres dont celle d'une société cinématographique parisienne, mais c'est finalement une entreprise du sud de la France qui en avait fait l'acquisition et le destinait à une nouvelle activité. Le démontage et l'évacuation auraient dû avoir lieu en juin dernier. La vente avait été conclue, un acompte versé, il ne restait plus que le solde comme dans toute transaction classique, rappelle-t-il. Ce qui arrive est dramatique, c'est totalement inédit. Les dernières infos que j'ai c'est que les propriétaires de l'avion avaient un contact avec un ferrailleur intéressé par la carcasse de l'appareil. Hormis les frais des pompiers, il restera les frais d’évacuation, de démontage et de nettoyage du terrain qui seraient pris en charge par ce dernier. Mais je pense que tout cela se fera en bonne intelligence entre les différents protagonistes", prédit notre interlocuteur.

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