Le 27 février dernier, Faïssal et Marie (prénom d'emprunt) se sont rencontrés après avoir fixé un rendez-vous à la suite d'échanges via les réseaux sociaux. Mais dans la voiture du prévenu, le rendez-vous a vite tourné à l'horreur pour la jeune femme. Cette dernière a, comme précisé lors de ses auditions, à au moins sept reprises demandé à Faïssal d'arrêter son manège insistant pour parvenir à ses fins. "Elle lui a même précisé qu'elle était mal à l'aise. Ensuite, elle n'avait pas la force physique nécessaire pour se soustraire à ce qu'il se passait", confirmait la partie civile. Alors que Faïssal évoquait une relation sexuelle consentie, la jeune femme confirmait bien avoir été victime d'un viol.

Le 1er mars, Marie a déposé plainte contre son bourreau pour viol à la police. Pour le parquet, il n'y avait pas de place pour le doute sur la question du consentement. Marie a bien été forcée à subir des actes sexuels de la part du prévenu. Une peine de 4 ans de prison, avec un sursis partiel, était donc requise.

La défense a plaidé et obtenu un acquittement. L'absence de consentement de la jeune femme n'est pas établie par le dossier, retient le jugement.