C’est l’histoire de Jean-Michel, de sa femme Sandra et de leur ami Maurice. Ces trois personnes ont connu le monde de la rue ainsi que les difficultés qui vont avec. "Quand on est sans-abri, l’objectif n°1 est de trouver un logement. Mais pour s’inscrire à La Sambrienne par exemple, il faut remplir un dossier. Mais quand on est à la rue, il n’est pas facile d’avoir accès à l’informatique", explique Jean-Michel Lamy.

Ces trois « anciens sans-abri » comme ils préfèrent se décrire ont créé l’ASBL C-Prévu qui permet d’aider les personnes démunies à résoudre leurs problèmes administratifs. "Nous voulons être présents pour les gens qui ont besoin de nous, c’est vraiment notre priorité", ajoute-t-il.

Cette association a pu s’installer dans un local mis à disposition par la Sambrienne à Montignies-sur-Sambre. "Les gens peuvent venir chez nous. Notre rôle est de leur expliquer de façon simple, les démarches à suivre pour devenir autonome. Le but est de se sentir valorisé", enchérit Jean-Michel Lamy. Ces trois amis se basent beaucoup sur leur histoire. Lorsqu’ils étaient à la rue, les ateliers de revalorisation sociaux de  "ASBL Comme Chez nous" les ont beaucoup aidé.

Au niveau de la Ville de Charleroi, l’échevine de la participation citoyenne et des quartiers travaille sur l’accueil du monde associatif dans les différents coins de Charleroi. "C’était un reproche qui nous a été fait lors de la précédente mandature. Les citoyens de certains quartiers se sont sentis abandonnés. Au niveau de la Ville, tout le monde se mobilise pour développer des actions positives dans ces endroits", déclare Julie Patte.

Mais ce n’est pas tout, Eric Goffart, échevin du développement numérique veut aussi améliorer l’inclusion numérique à Charleroi. "Une collaboration avec une ASBL comme C-Prévu est excellente pour nous, car ce sont des personnes qui de l’intérieur ont pu vivre les difficultés de l’accès au numérique. Avoir un smartphone c’est bien mais quand on est à la rue, c’est mieux de savoir où l’on peut le recharger", affirme Eric Goffart.

Pour la Sambrienne, il est essentiel de développer la vie associative dans les arrondissements de Charleroi. Comme le dit son président, Maxime Felon : " Un quartier sans vie est un quartier qui meurt".