Il a offert 2 palettes de pellets à l'association pourtant sommée de quitter les lieux.

Le décès de Philippe Blanchard est un choc pour sa famille, ses proches et le monde politique. À côté de ceux-ci, c’est le monde associatif qui pleure le départ prématuré d’un grand homme veillant jusqu’au bout de sa vie aux associations auxquels il croyait comme la Jeunesse Anderlusienne.

Cette asbl voyait en Philippe Blanchard non seulement un bienfaiteur mais aussi une oreille attentive et attentionnée.

Dernièrement, alors qu’il n’était pas au mieux, il avait pris le temps d’écouter et encore mieux, de faire un cadeau inestimable à l’association s’occupant d’enfants de la région.

Avec la disparition de leur parrain d’honneur c’est aussi les espoirs de l’asbl qui s’envolent. Au début novembre, Fransisco Rodriguez, le président de l’asbl, recevait un courrier signé de la main du bourgmestre faisant fonction Anninale Moscariello répertoriant les points négatifs conduisant les jeunes vers une nouvelle expulsion exigée sous quinzaine. Ne comprenant pas les faits décrits, il s’était tourné vers Philippe Blanchard. Celui-ci, sensible à la cause, n’avait pas chipoté et avait fait livrer 2 palettes de pellets pour que les enfants et les bénévoles puissent passer un réveillon de Noël au chaud.

Si la maladie a emporté le bienfaiteur, l’équipe d’animateurs ne veut rien laisser tomber. “Nous avons perdu un grand homme. Alors qu’il était malade il a pris le temps de nous entendre. Nous avions prévu cette semaine de passer une belle soirée avec les jeunes à faire la fête mais, le cœur serré nous avons annulé par respect. C’est une personne remarquable qui avait encore des milliers de projets mais qui hélas ne pourra les mener à bien. Nous allons continuer en son nom notre combat pour une meilleure reconnaissance de notre action auprès de la jeunesse locale. Comme me l’a dit le bourgmestre Philippe Tison : tu as ton asbl dans le sang,” explique Fransisco Rodriguez, le président.

Le devenir de la Jeunesse Anderlusienne n’est pas cousu de fils blanc puisqu’une liste de dysfonctionnements structurels a été pointé du doigt. “Je ne suis pas d’accord sur tout, une simple visite de leur part leur aurait épargné des points comme l’absence de chauffage ou des escaliers non conformes. Nous ne demandons qu’à les recevoir et montrer notre bonne foi. Nous avons pu donner l’envie à des jeunes de se créer un endroit où ils peuvent se retrouver. Certes, nous sommes tous des bénévoles mais nous souhaitons que la commune nous aide à nous professionnaliser, nous ne voulons prendre la place de personne. Alors que nous avons créé un point de chute et des partenariats avec nos voisins il nous faut encore être exclus. C’est dommage parce qu’en septembre on nous promettait une convention... prochainement.”​