L'homme est poursuivi devant la justice pour un viol sur une de ses joueuses de football. Il reconnaît la relation sexuelle.

La jeune Brigitte (prénom d'emprunt), 13 ans, joue au foot dans la région de Charleroi. Son coach la considère comme sa propre fille. Douée, elle attire le regard de son entraîneur. 

Ce dernier entraîne les futurs joueurs en herbe depuis plusieurs années au sein du même club. 

Le 12 juin 2018, la jeune victime fête son treizième anniversaire. Proche de son coach à la suite du décès de sa grand-mère dont elle n’est pas parvenue à faire le deuil, l'homme passe la chercher afin d’aller faire un tour en voiture. Il lui offre un maillot de foot et l’emmène au terrain d’entraînement du club. 

Les choses dérapent rapidement et les deux personnes ont une relation sexuelle. Le prévenu reconnaît la relation sexuelle, mais pas le viol. 

Deux vidéos confirment la thèse d’un viol. Sur l’une d’entre elles, on entend des gémissements. Sur la seconde vidéo, l’entraîneur admet la relation sexuelle.

Une tout autre relation que joueuse-entraîneur

Le substitut François Bury a requis une peine entre deux et trois ans de prison ferme. 

Le ministère public considère la proximité entre le coach et sa victime inadéquate. Le prévenu a fait preuve de bonne volonté depuis le début du dossier, en reconnaissant la gravité des faits. 

Un rapport d’expertise conclut l’absence de paraphilie de la part du prévenu, mais constate une faible capacité de conscience émotionnelle et une difficulté à réagir face à des situations difficiles.

Absent des débats, le prévenu n’a pas pu se défendre sur les faits : "S’il avait été présent, j’aurais envisagé le sursis probatoire", conclut le ministère public. 

Jugement attendu pour le mercredi 9 octobre.