À peine inauguré, le tram en livrée jaune a pris la direction de Montignies-sur-Sambre, empruntant les voies qui avaient été posées dans les années 80, jalonnées de plusieurs stations construites à la même époque. Sans jamais avoir servi, faute de financement pour achever le travail.

Les infrastructures avaient été complètement réalisées pour quatre stations (Neuville, Chet, Pensée, Centenaire), et le gros œuvre des deux suivantes (Champeau et Roctiau) était terminé. Une ligne fantôme, comme on l’a parfois surnommée.

Le projet du futur Grand Hôpital de Charleroi sur le site des Viviers, à Gilly, a rendu au projet toute sa pertinence. Si bien que c’est dans le cadre du plan de relance belge, soutenu par l’Union européenne, que la Ligne 5 pourra voir le jour, avec un montant de 60 millions € pris en charge par les fonds européens. Ce projet s’inscrit sans ambiguïté dans le plan soutenu par le secrétaire d’État à la Relance, Thomas Dermine, dont un quart sera consacré à la mobilité durable.

D’une longueur de 5,5 km, le tracé de la Ligne 5 comportera 8 stations, entre la station Waterloo et le futur GHdC. Les stations déjà existantes bénéficieront de nouveaux parachèvements, éclairage, escalators et ascenseurs.

Il faudra aussi construire deux nouvelles stations. Celle du Corbeau sera souterraine, avec le creusement d’un tunnel de 200 mètres au niveau du Cora. Deux accès aux quais sont envisagés, avec escalators et ascenseurs. La station des Viviers, quant à elle, sera dotée d’un quai aérien à proximité de l’entrée principale de l’hôpital.

"Le permis est attendu pour la mi-2022, et les travaux pourront commencer avant la fin de l’année", indique Vincent Peremans, administrateur général du TEC. Pour répondre aux exigences européennes, les dernières factures devront rentrer avant la fin 2026.