Charleroi

En visite à Charleroi, le ministre Borsus a été reçu par une délégation syndicale. Au centre des revendications: le mal-être des employés.

Nouvellement nommé à son poste, le ministre Wallon Willy Borsus était en visite à l'administration centrale wallonne de l'IFAPME à Charleroi.

Alors qu’il venait prendre le pouls et assurer de son soutien les travailleurs, l’ex-ministre président a été reçu par une délégation syndicale formée de la CGSP administration et de la CSC services publics.

Le front commun représenté par ses permanents n’y est pas allé par 4 chemins pour faire part du malaise grandissant au sein de la structure.

Même s’il semble que des actions ont été mises en place afin d’entendre les travailleurs (assemblées générales, interventions collectives et individuelles auprès du Service externe de prévention et de protection du travail, interpellations des délégations syndicales et autres enquêtes psychosociale) ceux-ci ne sont pas persuadés de la pertinence de ces actions.

Avec un cahier de revendications précis, la délégation a dresser un tour d’horizon des dysfonctionnements. Les représentants syndicaux font part de soucis persistants dans le quotidien des travailleurs dont l’accroissement de l’absentéisme, une trop grande charge de travail, un manque d’écoute de la hiérarchie et un manque d’écoute des individus ou encore des outils informatiques inadéquats. Outre ses problèmes liés au quotidien, la grogne gronde en interne car les employés ne trouvent plus la motivation et l’écoute qui pourtant doit être un moteur quand on forme des futurs travailleurs. Sont pointés du doigt : l’absence de réponse structurelle efficace du management, le blocage de l’information au sein de la ligne managériale, l’absence de consignes claires de la part du management et des consignes contradictoires. L’ensemble de ces problèmes a clairement des conséquences sur l’entente interpersonnelle.

Sur base de ces constatations, les syndicats réunis en front commun ont émis une liste de demandes qui, pour la plupart, sont des demandes d’humanisation du travail et non une politique de chiffres.

D’autres inquiétudes ont été mises à l’avant plan comme la concurrence entre les services de formations ; d’un côté l’IFAPME (dépendant de la Région Wallonne) et le CEFA (dépendant de Fédération Wallonie-Bruxelles).

En écho aux revendications, le ministre Borsus a assuré qu’il allait prendre en compte les problèmes exprimés afin de déterminer d’un agenda d’actions.

S’il était question de bien-être au travail, la réunion a aussi abordé des points aussi sensibles que le souci de tronc commun appliqué dans les écoles freinant les apprenants dans leurs démarches d’apprendre un métier en alternant cours et travail de terrain. Cette remotivation et cette mise en avant serait pour certains l’opportunité de palier à un manque d’ouvriers spécialisés notamment dans la boulangerie et dans l’ensemble des métiers du bâtiment.