Sécuriser le cœur urbain en y ralentissant les vitesses pour apaiser le trafic : c’est l’objectif de la zone 30 mise en place en juin dernier dans l’intra-ring de Charleroi. Une évaluation devait intervenir endéans le semestre. Selon l’échevin Xavier Desgain en charge de la Mobilité et de la Sécurité routière, c’est à l’unanimité que les membres de la commission mobilité et trafic ont estimé que le test était concluant. Au prochain conseil communal, les élus seront appelés à le pérenniser. "Une décision qui permettra de réaliser des aménagements durables afin de ralentir la circulation et de rappeler les usagers qui entrent dans le périmètre au respect des limitations."

Une attention particulière sera apportée aux abords d’écoles. "Nous allons y renforcer la signalisation pour rendre le danger plus visible", confirme l’échevin, ce qui peut s’effectuer notamment par le placement de "panneaux crayons" appelant à la prudence dès les abords immédiats d’un établissement.

Aux entrées de ville, la volonté est d’accentuer le marquage horizontal et vertical, tout en agençant les voiries pour donner l’impression qu’elles se rétrécissent. Intégration de ralentisseurs aux endroits où les vitesses mesurées restent excessives comme dans la rue de la Neuville derrière le stade du Mambour, placement de panneaux éclairés aux différentes "portes d’entrée" et traçage au sol là où les véhicules continuent à rouler largement au-delà de 30 : ces adaptations s’étaleront dans le temps.

Enfin, il faut aussi se concerter avec la Wallonie gestionnaire de plusieurs axes traversants du cœur urbain comme les boulevards Tirou, Audent, de l’Yser, Zoé Drion, Mayence… Pour le centre de Gosselies, un bureau d’études va être désigné prochainement par marché public afin d’élaborer un plan local de mobilité.