En Wallonie, la majorité des ménages qui se chauffent au gaz naturel sont approvisionnés en gaz à haut pouvoir calorifique provenant du terminal gazier de Zeebrugge - gaz originaire de la mer du nord ou de Norvège, et gaz naturel liquéfié importé par bateau... C’est l’usage de dernier type de gaz que l’Intercommunale pure de Financement du Hainaut et Fluxys veulent développer pour le transport routier et fluvial dans le sud du pays. 

En résumé, le gaz naturel liquéfié (GNL) est aux camions et aux bateaux ce que le gaz naturel comprimé (GNC, mieux connu sous le nom anglais CNG) est au parc automobile. Pour soutenir la transition énergétique, les deux opérateurs viennent de conclure un accord de collaboration.

"Dans un premier temps, nous visons la mise en place d’une infrastructure de gaz naturel liquéfié (GNL) à petite échelle en Wallonie", explique Raphaël Durant, secrétaire général de l’IPFH. Ce pourrait être par exemple sur le domaine de ports autonomes comme celui du Centre Ouest à Houdeng-Goegnies ou dans des sièges d’entreprises de transport routier. L’utilisation de ce carburant aura un impact positif immédiat en raison de son profil d’émissions favorable par rapport aux autres énergies fossiles, tant en termes d’émissions de gaz à effet de serre que de polluants atmosphériques. 

Parallèlement, IPFH et Fluxys examineront le remplacement progressif du gaz naturel par les gaz neutres en carbone (biométhane, bio-GNC et bio-GNL) afin de réduire plus avant l’impact carbone. Comme Fluxys travaille à la transformation de son infrastructure pour que celle-ci permette aussi le transport d’hydrogène vert, les partenaires veilleront à l’intégration progressive de ce vecteur énergétique dans les projets concernés par leur accord.

Pour l’IPFH, s’investir dans la filière (bio)GNL en province du Hainaut fait partie des objectifs de son plan stratégique 2020-2022. "Dans ce cadre, nous voulons continuer à jouer un rôle d’initiateur de projets d’énergie renouvelables", observe le secrétaire général.