Pan ! A Charleroi, le conseil consultatif du bien-être animal vient de flinguer le projet "cocott’ carolo" lancée sous la précédente mandature à l’initiative de l’échevin Cyprien Devilers (MR). A l’instar d’autres communes, il s’agissait d’offrir deux poules aux ménages souhaitant réduire leur production de déchets organiques, et disposant d'un espace pour les accueillir. 

Parce que les résidus de cuisine constituent une part importante des poubelles domestiques (restes de repas, épluchures, légumes non utilisés), l'idée était d'employer ces déchets à nourrir les gallinacés. Dans ce cadre, un marché public avait été lancé pour l'achat d’animaux. 

Si l’opération a permis de distribuer 300 poules en deux phases, en mai et en juillet 2018, il a été décidé de la stopper. Dans une réponse écrite au conseiller communal Maxime Felon, l’échevine Françoise Daspremont en charge Bien-Etre Animal détaille les motifs pour lesquels les experts ont pris cette décision. D’abord, "offrir des animaux n’est jamais une initiative accueillie positivement car ce sont des êtres vivants et non des objets".

Ensuite, le fait d’accueillir un animal chez soi doit faire l’objet d’une réflexion profonde et engagée. Enfin, les poules produisent d’autres types de déchets qui, si la place et les conditions d’accueil ne sont pas respectées, peuvent à leur tour devenir un problème en termes de pollution. Les membres du conseil consultatif estiment qu’il ne relève pas des prérogatives d’une Ville d’offrir des poules à ses concitoyens. Il y a bien d’autres combats à mener en matière de Bien-être animal, lesquels requièrent toute notre attention et investissement. C’est dit.