La stratégie commence à se dessiner. Charleroi accueillera en mars l’un des neuf centres majeurs de vaccination de Wallonie, ce sera sur le site du Centre Espace Meeting Européen, le Ceme à Dampremy.

Comme l’a indiqué le bourgmestre Paul Magnette au conseil communal, quatre sites avaient été proposés par la Ville. Le choix est donc tranché. En périphérie, un centre de proximité prendra place à Fleurus, avec deux lignes de vaccination. Et un bus sillonnera la Thudinie.

Objectif : aller au plus près des citoyens pour leur faciliter l’accès aux injections de vaccin. Tout cela fera l’objet d’un appel personnalisé, selon un planning encore indéfini, au rythme de la réception des stocks et par ordre de priorité. Les publics les plus fragiles et les plus exposés à la pandémie passeront avant les autres.

À Charleroi où les injections du vaccin Pfizer-BioNTech ont débuté le 6 janvier dans les maisons de repos et hôpitaux, la campagne va s’étendre et monter en puissance. "La stratégie est gérée par le fédéral et la Région, les communes sont tenues de la mettre en application", rappelle le bourgmestre. Selon le président du CPAS et échevin des Aînés Philippe Van Cauwenberghe, 36 000 habitants ont plus de 65 ans dans la première ville de Wallonie. Le CPAS a vacciné 755 résidents de ses neuf maisons de repos, soit 86 % du total. Et 48,8 % du personnel de ces institutions s’est porté volontaire. Quant au tracing, il s’effectue selon le même canevas qu’en 2020, sous l’égide de la cellule des maladies infectieuses de l’Agence pour une vie de qualité, l’AViQ. "Les communes ne reçoivent aucune indication sur l’identité des patients testés positifs au coronavirus, cela relève du secret médical et de la protection de la vie privée, a précisé Magnette. C’est seulement lorsqu’une personne de retour d’une zone à risque ne se soumet pas aux règles de testing et de mise en quarantaine que nous pouvons être appelés à intervenir. Son identité nous est alors transmise."

Pour informer sa population, Charleroi compte mobiliser tous ses moyens de communication. "La vaccination ne sera effectuée que sur base volontaire, d’où la nécessité de convaincre le grand public, a ajouté l’échevine de la Santé Françoise Daspremont. La pédagogie sera donc au cœur de nos messages." Pour vaincre la pandémie, il faut viser un taux de 70 % de vaccination. Charleroi mettra toute son énergie pour l’atteindre.