Le ministre Vincent Van Quickenborne (OpenVLD), vice-Premier ministre et ministre de la Justice était en visite au tribunal de première instance de Charleroi.

Sur place, il a assisté à la présentation et au bilan de la première année de la Chambre de Traitement de la toxicomanie (CTT), une alternative positive proposée en matière de délits liées à la drogue. "Une grande partie de la petite délinquance, mais aussi des délits plus graves, sont commis par des toxicomanes, des alcooliques et des personnes ayant un passé de violence. Pour prévenir la récidive parmi ce groupe, nous devons travailler sur leurs problèmes sous-jacents. Les punitions seules ne résolvent pas ce problème, nous devons aussi les aider à s'en débarrasser. Les chambres de traitement de la toxicomanie offrent une solution créative qui s’inscrit dans la volonté d’une justice plus humaine, l’objectif est d’étendre ce système au reste du pays," explique-t-il.

Après des interventions de Monique Levecque, présidente du tribunal de première instance du Hainaut, du juge Etienne Davio et du Procureur du Roi de Charleroi Vincent Fiasse et le ont présenté le projet et ses conclusions après un an d'existence. "Le projet débuté en janvier 2020 est positif. Nous avions prévu d'amener une trentaine de dossiers devant cette chambre. Nous avons rencontré des personnes qui ont véritablement accroché et sont sortir de la toxicomanie grâce travail fait en prenant compte du côté thérapeutique. Cela donne une vision différente de la justice qui est souvent là pour sanctionner. A la fois ici, il y a une prise en charge. Plutôt que simplement proposer une peine de prison on l'accompagne pendant 10 mois afin de solutionner son problème et de son côté, la personne bénéficie d'une mesure de probation ou de probation," explique le Procureur du Roi de Charleroi.

Le président du Tribunal de première instance de Namur était aussi présent afin d'importer le modèle dans les tribunaux namurois. "Il est également envisageable de mettre des nouvelles Chambres pour le traitement des violences intrafamiliales notamment."