Le collège valide le permis temporaire octroyé par le gouvernement.

Le collège communal de Charleroi n’entamera pas de procédure devant le conseil d’Etat contre l’octroi du permis provisoire accordé à l’exploitant du Centre d’Enfouissement Technique du Champ de Beaumont à Monceau, une décharge de classe 2 qui accueille des déchets industriels banals ou assimilés.

Voici un an, la Ville était allée en recours chez le ministre de tutelle de l’époque, le CDH Carlo Di Antonio, pour s’opposer au feu vert donné à ce projet par les fonctionnaires délégué et technique. "Si Charleroi a obtenu gain de cause, le refus du ministre allait à l’encontre du plan wallon des déchets adopté par son propre gouvernement", observe l’échevin Xavier Desgain (Ecolo), en charge de la Transition Ecologique. Plutôt que de prendre le risque d’une action en justice à l’issue toujours incertaine, la nouvelle ministre de l’Environnement Céline Tellier (Ecolo) a fixé les conditions d’un phasing out.

C’est ainsi que l’activité qui devait se terminer au 31 décembre pourra se prolonger trois ans, dans des conditions beaucoup plus contraignantes : limitation du cubage, de la hauteur des digues et de la durée d’exploitation (NdlR : fin en 2022), interdiction du dépôt de matériaux amiantés comme l’asbeste ciment qui présentait des menaces de santé publique, la nouvelle autorisation impose des mesures de reconditionnement.

Elle amorce ainsi un projet de réhabilitation, après plus de 30 ans d’exploitation. Ce permis temporaire ne constitue en rien un nouveau bail, insiste Desgain. C’est plutôt une invitation à réduire les flux de déchets de ce type et à développer des filières d’économie circulaire. L’ancien député vert est formel : si les critères définis pour les CET avaient été appliqués correctement voici 20 ans, le projet de Monceau aurait été recalé.