Le jeune I., 13 ans, a été victime d’une blague qui a mal tourné sur le Web.

Un jeune Carolo de bientôt 14 ans, prénommé I., a été victime malgré lui d’une mauvaise blague sur le Web qui a très mal tourné.

Un de ses copains, R.H., a publié dimanche passé un faux article sur le site actualite.co, qui permet de piéger ses amis. Devant se trouver très drôle, et sans se rendre compte de l’impact qu’Internet peut avoir sur la vie réelle, R.H. a aussi ajouté une photo du jeune I., accompagnée de la mention "un pédophile âgé de 14 ans choppe des enfants de 2 à 4 ans". Il accusait aussi son copain d’avoir braqué un supermarché Lidl.

Et ce qui devait arriver arriva : l’article a été partagé plus de 6.200 fois sur Facebook, souvent accompagné de menaces et d’insultes : "malade mental", "je vais le baiser parce que c’est un chien", "on va le faire taire", et autres joyeusetés. Un poil de jugeote suffisait pourtant à se rendre compte que cet article était une (mauvaise) blague : en plus de l’oubli d’un accent et d’une majuscule dans le titre, il y avait pratiquement une faute par mot.

La famille a pris ce bad buzz très au sérieux. "Il continue à jouer à ses jeux, mais il ne sort plus. Je ne veux plus qu’il sorte, témoignait Stéphanie, la maman. Je ne pleure pas devant lui, mais c’est difficile. J’ai peur. Je ne sais pas de quoi les gens sont capables." Elle a déjà réussi, avec l’aide de sa demi-sœur, à faire supprimer l’article du site incriminé. Mais les partages sur Facebook, dont le titre, la photo et les premières phrases du faux article, eux, n’ont pas disparu. "Quand j’ai vu ça, je suis directement allée à la police, on a voulu me faire relativiser, mais ça reste mon enfant, je suis une maman, il n’y a rien de plus important."

Va-t-elle porter plainte , comme des proches lui ont conseillé ? "Non, répond la maman, j’ai passé un savon à R.H. au téléphone, mais mon fils aurait bien pu faire la même bêtise, il n’y a pas besoin d’aller si loin. Ce qu’il faut, maintenant, c’est que la vérité soit partagée pour que la réputation de mon fils soit blanchie et qu’il puisse sortir sans risquer de se faire attraper, ou pire."

La tante a publié un appel à la raison sur les réseaux sociaux, qui avait déjà été partagé plus de 2.000 fois hier soir : "Soyez vigilants avec le Net…" La voix de la sagesse.