Le ministère public a demandé mercredi à la troisième chambre correctionnelle de la cour d’appel du Hainaut de confirmer la mesure d’internement, prononcée en première instance à Charleroi, contre un jeune homme qui avait harcelé la fille d'un influent homme politique francophone. Les menaces contre des tiers sont contestées par la défense.

Une plainte avait été déposée le 28 novembre 2016 par la fille mineure du mandataire, excédée par le prévenu qui lui envoyait des messages par voie informatique.

Dans ces messages, le jeune homme déclarait sa flamme pour la jeune fille croisée à l’école, mais il tenait aussi des propos inquiétants, évoquant sa fascination pour les armes, une radicalisation à l’islam, des liens avec les services secrets russes et sa volonté de commettre des attentats à Charleroi. Bloqué par la jeune fille, il a contacté sa sœur mais aussi son père, à quatre reprises, sur les réseaux sociaux.

Le jeune homme, retrouvé en possession de couteaux au sein du poste de police en juillet 2016, a fait l’objet d’une analyse psychiatrique. Il ressort du rapport de l’expert qu’il est atteint d’un trouble mental et qu’il n’est pas responsable de ses actes. Raison pour laquelle le tribunal avait prononcé une mesure d’internement, pas contestée sur le fond par la défense.

Le prévenu avait fait appel du jugement sans consulter son avocate, laquelle a seulement contesté les menaces proférées envers des tiers. Le jeune homme menaçait de “ liquider ” les ex-copains de la jeune fille, sans réellement les identifier.

L’arrêt sera prononcé le 29 juin.