Charleroi Le site deviendra une micro-zone d’activités économiques d’ici 2019.

La réhabilitation du site de la Fonderie Léonard Giot est envisagée depuis 1996. Ce projet va enfin pouvoir se concrétiser puisque le ministre wallon des zones d’activités économiques Maxime Prévot (cdH) vient d’approuver la demande de reconnaissance introduite par l’intercommunale Igretec.

Cette dernière compte y développer une micro-zone d’activités économiques, ouverte aux PME et très petites entreprises locales. Avant d’y arriver, il reste néanmoins plusieurs étapes à franchir.

La SPAQuE , spécialisée dans la réhabilitation des friches industrielles, a déjà opéré un important travail de remise en ordre sur ce site d’une superficie de 4,16 hectares, entre 2010 et 2015. Le chantier a permis d’assainir les sols pollués, de démolir une partie des bâtiments afin de réduire l’impact visuel, ainsi que de sécuriser le site par rapport aux habitations voisines. La façade principale a toutefois été conservée en l’état pour son intérêt architectural.

La reconnaissance économique en poche, Igretec va pouvoir lancer les travaux d’équipement des terrains. Il est prévu d’aménager une voirie interne pour desservir les entreprises. L’éclairage public et l’égouttage seront posés. Chaque bâtiment sera équipé en eau, électricité et fibres optiques.

Une aire de manœuvre pour les poids lourds sera délimitée. Les visiteurs et le personnel stationneront leur véhicule sur un parking paysager. Il est aussi prévu de réaliser d’autres aménagements paysagers comprenant une aire de convivialité. Enfin, la zone économique se déployant le long de la N579, la sécurisation de l’accès au site est envisagée au moyen d’îlots directionnels et de bandes de décélération/accélération.

L’investissement est estimé à 1,1 million d’euros pour Igretec qui bénéficiera d’un subside régional de 802.000 euros. Il reste quelques acquisitions à finaliser et l’intercommunale espère débuter le chantier en juillet 2018. Les premières entreprises pourraient s’installer dès juin 2019. Igretec estime pouvoir en accueillir une dizaine et créer 80 emplois.

En plus d’encourager la relance économique de Charleroi, ce projet offre une seconde vie à ce témoin important du passé industriel de la région. L’ancienne fonderie a fonctionné de 1862 à 1978 en passant de la chaudronnerie de cuivre au travail de la fonte et des aciers.