Charleroi Les soupçons ont été confirmés par les perquisitions et les "hôtesses".

Marina et Marc C. comparaissaient ce lundi 7 janvier devant le tribunal correctionnel de Charleroi.

Le frère et la sœur sont accusés d’avoir tenu deux maisons closes à Gosselies. C’est avec son ancien mari que Marina C. lance le Liberty et L’Imprévu.

Les deux établissements proposent des services similaires, à savoir des prestations sexuelles tarifées. Les deux gérants finissent par se séparer mais Marina C. continue à gérer les deux lupanars.

Son activité est connue de la commune de Gosselies et même tolérée en contrepartie d’une taxe annuelle.

En bonne entrepreneuse , elle décide d’investir dans des terminaux de paiement Bancontact. C’est son frère, Marc, ingénieur à l’armée, qui s’occupe de les installer gracieusement.

Il a l’habitude de travailler dans le bar "un peu spécial" de sa sœur. Il s’occupe des corniches, tond la pelouse et entretient la maison de manière générale.

Il travaille même sur des projets professionnels depuis son ordinateur dans la cuisine de l’établissement lorsqu’il en a l’occasion.

Mais en 2012, les services de police s’intéressent à la comptabilité de l’entreprise. Ils suspectent Marina C. de gérer de manière douteuse ses comptes. Notamment en ce qui concerne les lois sociales.

Ils perquisitionnent et trouvent en effet plusieurs irrégularités qui seront confirmées par les "hôtesses". Ces dernières expliquent, entre autres, que Marc est souvent présent et encaisserait l’argent des passes. Une activité qui ne serait absolument pas déclarée.

Me Mayence, qui défend la fratrie, assure que les profits générés étaient systématiquement déclarés. C’est d’ailleurs la seule source de revenu de la tenancière qui doit faire face à de lourds frais médicaux, son fils étant atteint d’une maladie incurable.

Le jugement sera rendu le 18 février.