L’ancien buteur de l’Olympic a décidé de voyager et partage son temps entre la Cité des Anges et l’Europe.

Sur les réseaux sociaux, les photos de Tennyson Sonkey font rêver. Depuis plus d’un an, l’ancien attaquant de l’Olympic de Charleroi a remisé ses crampons dans un casier. Après avoir visité les terrains de football de Belgique, il explore le monde. Depuis Los Angeles, il est le nouvel invité d’Allô, tu fais quoi ? Entretien international.

Tennyson, vous êtes où en ce moment ?

"Je suis à Los Angeles, dans ma famille, pour une bonne semaine."

Quelle belle vie…

"J’étais en Europe il y a peu, avec ma maman et mes enfants. Je profite de mes proches et je prends un peu de bon temps."

Vous en aviez besoin ?

"Je devais régler certaines choses après le football. Je voulais décompresser et soigner certaines blessures. Ce n’est pas facile d’arrêter un sport qui a pris une part aussi importante dans votre vie. Les gens pensent qu’on pousse le bouton off comme ça. Mais ce n’est pas le cas."

Globe-trotteur, alors ? Votre passeport se remplit ?

"J’ai visité plusieurs pays en Afrique. Je suis également passé par le Canada. J’ai découvert de nombreux États en Amérique. Je suis passé par l’Europe. J’ai transité par la France, la Pologne ou encore la Suisse."

Une destination vous plaît-elle plus ?

"Los Angeles. C’est incroyable. Mais il faut faire attention. Ce n’est pas qu’une ville qui brille. Elle a également des côtés sombres. Il faut bien s’entourer et ne pas faire n’importe quoi."

Vous avez de la famille aux USA ?

"Ma sœur est une artiste qui travaille dans la musique. Cela marche bien pour elle. Une partie de ma famille vit ici. J’ai eu la chance de faire de nombreuses rencontres, dont quelques personnalités. C’est vraiment une belle destination."

Lors de votre arrêt avec l’Olympic, vous aviez parlé de soucis familiaux à régler ?

"Mon père est décédé il y a quelques années. Je devais prendre mes responsabilités. Il était temps. Je m’occupe des biens de la famille. Je suis plus présent. Je prends aussi du temps pour moi, avant de préparer ma reconversion. J’en avais besoin. Il fallait tourner la page."

De l'Afrique du Sud aux Etats-Unis

Depuis la fin de sa carrière, l’homme n’a pas définitivement tourné le dos au ballon rond. Il continue de le taquiner dès qu’il en a la possibilité. "Je suis inscrit dans des clubs pour jouer le dimanche", explique l’intéressé. "Ce n’est plus professionnel. C’est surtout pour le plaisir."

Le buteur est toujours adroit. "Je viens de jouer un match que l’on a gagné 3-2. J’ai trouvé le chemin des filets. Cela ne se perd pas."

Il avoue même : "Je crois que je fais davantage de sport aujourd’hui que lors de mes dernières années. Je joue au futsal deux fois par semaine. Je pratique le football le dimanche. Je vais à la salle. Je suis des cours de sport de combat. J’ai besoin de garder la forme. Cela me fait le plus grand bien."

Malgré son arrêt, il a encore reçu des offres. "Récemment, lors de mon passage en Europe, on m’a fait trois propositions concrètes. Mais si j’acceptais, j’allais détruire le travail mental effectué ces derniers mois pour faire la transition. J’ai pris une décision. Je m’y tiens."

L’ancien attaquant s’entraîne en France ou aux États-Unis, quand il en a l’occasion. Quand il regarde en arrière, il se dit : "Heureux de ma carrière. Elle m’a permis de voyager. J’ai rencontré de nombreuses personnes. J’ai toujours aimé la chaleur humaine. J’en garde du positif."

Il a eu un parcours atypique. "J’ai commencé en Afrique du Sud, je suis passé par le Qatar, la France et le Maroc. J’ai joué à Sedan mais également en CFA. J’ai connu quelques clubs de D1. J’ai pu effectuer une saison à l’île de la Réunion. J’ai eu un beau parcours dans la région de Charleroi."

Il y a laissé un souvenir impérissable à de nombreux supporters…

Sa reconversion : le football américain

Aujourd’hui, Tennyson Sonkey a amorcé une première reconversion. S’il ne se voit pas entraîner, il aimerait transmettre son savoir. Plusieurs agents l’ont contacté. Il travaille dans le scouting, notamment aux États-Unis. "Je suis quelques jeunes joueurs", lance l’ancien attaquant du FC Charleroi. "Je fais des rapports. J’envoie des vidéos." Il faut dire qu’il a l’œil. "J’ai été sur le terrain durant de nombreuses années. Mais c’est très différent de ne pas être sur la scène. On voit d’autres qualités et défauts. C’est un travail stimulant." L’Amérique est-elle une terre de football ? "Oui, même si elle ne s’est pas qualifiée pour la Coupe du Monde. Il y a des jeunes de talent, surtout chez les femmes. Les centres de formation sont modernes. Dans quelques années, on devrait parler positivement des équipes américaines. Elles font tout pour se professionnaliser."

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