"Il semble que dans l'opinion publique, la presse flamande et sur les réseaux sociaux, les faits soient imputés à notre Zone de Police, en témoigne par exemple le dessin "Nieuw logo politie Charleroi" par le cartooniste Lectrr publié dans le journal De Standaard le 22 août, cartoon qui est le logo officiel de la Police Intégrée transformé en salut nazi par le dessinateur", souligne David Quinaux. "La police locale de Charleroi n'est en rien concernée par cette tragédie à laquelle elle n'a nullement participé, l'ensemble des faits s'étant déroulés à l'aéroport de Gosselies et dans des locaux du détachement de la Police Fédérale des Aéroports. Associer le salut nazi à la police de Charleroi lui nuit gravement, alors qu'il n'est plus à démontrer que sa lutte contre les discriminations et les délits de haine est citée en exemple dans tout le Royaume."

Cette réaction a également été envoyée à Het Laatste Nieuws et De Standaard. La DH aussi avait fait un raccourci trop rapide, le 19 août, dans un titre en Une qui mentionnait "la police de Charleroi" au lieu de "la police fédérale de l'aéroport de Charleroi", ce qui avait rapidement été corrigé de notre côté.

"On n'en peut plus de cette histoire qui nous implique bien malgré nous et sans raison", complète David Quinaux, principalement à l'adresse des réseaux sociaux et de l'opinion publique.

Pour rappel, Jozef Chovanec, ressortissant slovaque, avait été arrêté en février 2018 par la police fédérale à l'aéroport de Gosselies. Emmené en cellule, il a visiblement été maltraité d'après des images qui ont fuité. Celles-ci montraient aussi un salut nazi de la part d'une des policières. Mais Jozef Chovanek est mort, en cellule d'après son épouse, à l'hôpital d'après la version officielle. Depuis la publication des images en août 2020, plus de deux ans après les faits, deux personnes haut-gradées à la police fédérale ont démissionné.