Le parquet requiert des condamnations allant jusqu’à 7 ans contre la bande d’arracheurs de sacs.

Lors de la distribution des neurones, certains étaient manifestement partis aux toilettes.

Florian, sa copine Lindsay et leurs quatre copains n’ont guère d’occupations, à part fumer du cannabis et boire de l’alcool. Mais ces petits cerveaux ont de grands besoins. Dès lors, ils ont décidé de commettre des méfaits pour les assouvir.

Florian et sa bande ont commencé petit, avec des agressions au couteau pour piquer un ordinateur. Ils ont aussi volé des voitures pour les dégrader. Et puis, il y a eu cette expédition punitive chez… la sœur mineure de Florian qui était placée en famille d’accueil.

Bref, une première série de méfaits a conduit la petite troupe devant le juge d’instruction, en mars 2015. Si Lindsay est sortie sans inculpation, Florian a dû faire cinq jours de détention préventive.

"Franchement, cinq jours, j’ai considéré ça comme un camp de vacances", a déclaré le jeune délinquant à l’audience, estomaquant le juge Moulard.

Grandie par ce sentiment d’impunité, la bande des mononeurones a repris ses activités de plus belle. Après avoir volé une Fiat Doblo, ils se sont mis à sillonner Courcelles et Roux à la recherche d’une petite vieille à agresser. "On les choisissait parce que c’était plus facile", ont-ils reconnu.

Effectivement, arracher le sac à main d’une nonagénaire, à quatre, en voiture, c’est suffisamment lâche pour être couronné de succès. Marie-Antoinette, une autre victime, témoigne : "Ils se sont arrêtés à ma hauteur. Elle (NdlR : Lindsay) m’a demandé le chemin pour les Trieux. Je me suis approchée et elle a saisi la lanière de mon sac. La voiture a démarré et j’ai été traînée sur plusieurs mètres. Je m’en suis sortie avec deux fractures ouvertes."

Florian a bien tenté de s’excuser, d’affirmer qu’avec la naissance de son enfant, il voulait enfin s’assumer. "Tu as envie de passer ta vie à voler et à faire de la prison ?" a renchéri Marie-Antoinette, s’adressant directement au prévenu.

Le parquet, lui, ne s’est pas contenté de gronder Florian et sa bande. Ce sont des peines allant jusqu’à 7 ans de prison qui ont ainsi été requises. Du côté de la défense, on cherche la clémence en plaidant le sursis et/ou la peine de travail.

L’une des parties civiles avait toutefois une autre idée derrière la tête : "Laissez-les moi une demi-heure", s’est exclamé cet homme, victime d’une agression et manifestement revanchard…