Jean-Christophe, policier pendant plus de 20 ans au sein de la zone de police de Charleroi, avait de grandes attentes à l’audience. L’ex-policier espérait obtenir des explications et des excuses de Boubacar, auteur d’une rébellion en 2017 sur Jean-Christophe et ses collègues.

Ce jour-là, une patrouille est requise au domicile de Boubacar. Sous l’influence de la boisson, Boubacar tient un enfant dans le vide, par-dessus le balcon. Les policiers interviennent rapidement, mais l’attitude de Boubacar n’aide pas les agents. Ce dernier se rebelle, frappe un collègue à Jean-Christophe et insulte ce dernier de "sale Belge". Les policiers carolos doivent s’y mettre à quatre pour stopper le comportement violent de Boubacar.

Au grand regret de Jean-Christophe, Boubacar a brillé par son absence lors de la précédente audience. Le policier a expliqué au tribunal ne pas avoir été choqué par la scène de rébellion, mais par l’insulte proférée à son encontre par Boubacar. "Durant ma carrière, j’ai été confronté à des faits pénibles. Mais me faire insulter de "sale Belge" m’a vraiment blessé. Mon père est allé pousser les chariots à la mine dès ses 8 ans. Moi je suis fier d’être belge et de travailler dans ce pays."

Une peine d’un an de prison avait été requise, par défaut, contre Boubacar. Ce dernier a été condamné, ce lundi, à la peine de prison requise avec une amende de 8.000 euros.